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Pour bien connaître les volcans il faut en connaître les principes de base et acquérir le vocabulaire employé.

Cette page vous propose les mots les plus usités en parlant des volcans, vous pourrez vous référer à quelques illustrations, des schémas simples ou des photographies, pour mieux comprendre les mots cités.

 
 

AA - Acide - Andesite

Barrenco - BASALTE - Bombe volcanique

Caldeira - Cendres volcaniques - Cheire - Cheminée - Cinérite - Colonne de basalte - Cône volcanique - Cône adventif - Cône égueulé Coulée de lave - Coussin - Cratere - Cratère emboîté - Culot - CumulO-VOLCAN  - CYPRESSOÏDE

Diatrème

Évent volcanique - ERUPTIONS

Fontaine de lave - FumerolleS - Fumeurs

Geyser - Geysérite - Gîte Epithermal - Guyot

Ignimbrite

Lac de caldeira - Lac volcanique - Lahar - Lapilli - Lave

Maar - Mesa - Mofette

Nappe basaltique - Neck - Nuée ardente

Obsidienne - Orgue volcanique

Pahoehoe - Pipe - Planèze - Point chaud - Ponce - Prisme basaltique - Pyroclastique

Rhyolite - ROCHES VOLCANIQUES

Scorie - Solfatare - Stratovolcan - Surtseyenne

Tephra - Trapp - Tunnel (Tube) de lave

Volcan hawaïen

Cliquez les mots et expressions

 

Aa : [mot hawaïen] une coulée de lave basaltique à surface déchiquetée et scoriacée, irrégulière, voir aussi Cheire.

L'enclos Fouqué est la zone canalisant vers l'Est, la lave du Piton de la Fournaise. Au premier plan la lave "aa" rugueuse. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas.

Août 2004 coulée de type "Aa" au Piton de la Fournaise. Août 2004, Jean Perrin.

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV :  http://www.cddv.net/

 
 
 

Volcan acide : Le Dallol dans le désert du Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie, est un volcan d'acide. Dallol n’est pas un volcan classique. Il s’agit d’un dôme de sel qui a été soulevé par des forces volcaniques. Les roches sorties de Dallol sont des roches hydro-chimiques, des mélanges hybrides et non pas des coulées de lave. Il est recouvert de bassins d’acide. Les gaz inodores et incolores sont nombreux et mortels. L'eau des fortes pluies s'infiltre par les nombreuses anfractuosités et fini par rencontrer le magma à - 4 000 mètres et entre en ébullition et se transforme en acide en remontant elle se charge minéraux qui lui donnent des couleurs. De retour en surface elle forme des concrétions colorées.

Les concrétions colorées et les flaques d'acide pure du Dallol dans le désert deu Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie. Auteur inconnu.
 
Les concrétions colorées et les flaques d'acide pure du Dallol dans le désert deu Danakil, dans la Grande vallée du Rift en Ethiopie. Auteur inconnu.
 

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Andésites : [de la cordillères des Andes] Roche magmatique effusive, en général gris violacé clair, de composition intermédiaire entre les basaltes et les rhyolites, Le volcanisme andésitique apparaît dans les aires continentales, c'est aussi le volcanisme dominant des zones de subduction arcs insulaires. Appartenant à la série magmatique calco-alcaline, c'est la roche volcanique caractéristique des zones de subduction. Elle présente une structure microlitique souvent riches en phénocristaux de feldspaths plagioclase et des minéraux ferromagnésiens (hornblende brune, pyroxènes, amphiboles…), pris dans une pâte. On en trouve dans la cordillère des Andes (d'où dérive leur nom), au Japon et dans de nombreux arcs insulaires (Antilles, Guadeloupe, partie Sud-ouest de l'océan Pacifique, Indonésie…). En France continentale, on ma trouve dans le massif de l'Esterel. Dans les Monts-Dores, le Cantal et la Chaine des Puys, on trouve de la trachy-andésite. L'andésite est l'équivalent volcanique de la diorite plutonique..

Quatre photos de la structure des andésites et trachyandésites.
En haut à gauche, andésite de la Montagne Pelée, Martinique.
En haut à droite, andésite de l'Esterel.
En bas à gauche trachyandésite du Mont Dore.
En bas à droite trachyandésite du Cantal.

 
 

Barrencos : [de l'espagnol "barranca" ravin à parois raides] Ravins aigus minant les pentes non boisés d'un cône volcanique.

 
Barrencos sur les pentes du Pollara,Salinas, Iles Eoloiennes, Italie.
 
Dans la caldeira du Tengger, le volcan Batok, observé depuis le bord du cratère du Bromo, montre ses Barrencos créés par l'érosion. Indonésie - Août 1985 Jacques Janin.

 
 
Basalte 

Basalte : [du latin «basaltes», altération de basanites, du grec "basanos", pierre de touche ou d’un mot éthiopien ou égyptien «bekhen» signifiant pierre sombre] roche magmatique effusive de texture microlithique issue du manteau sous forme de lave refroidie rapidement au contact de l’air ou de l’eau. Composée de plagioclases (50 %), de pyroxènes (25 à 40 %), d'olivine (10 à 25 %), et de 2 à 3 % de magnétite, elle forme la majorité de la croûte océanique.

On distingue plusieurs types de basaltes en fonction de leur teneur en silice :

  • Les néphélinites et mélilitites : roches holofeldspathoïdiques dans les rifts en fin de vie.

  • La basanite : caractéristique du volcanisme intra plaques ponctuel et de faible volume.

  • Le basalte alcalin à olivine : roche ubiquiste. On le trouve dans le volcanisme intra plaques océanique et continental lorsque celui-ci est de faible volume.

  • Le basalte tholéiitique : [ou olivine tholéiite, ou tholéiite à olivine] constitue les fonds océaniques. Les MORB (MORB = basalte de dorsale, de l'anglais Mid Ocean Ridge Basalt) – K2O inférieur à 0,2 % et TiO2 inférieur à 2,0 % sont les constituants essentiels de la croûte océanique. Il se trouve également dans le volcanisme intra plaques océanique et continental. Il contient un orthopyroxène normatif (non exprimé).

  • La tholéiite à quartz : [ou quartzique] est beaucoup plus rare. Cette dénomination est trompeuse car on ne trouve jamais de quartz dans ces roches. Le quartz n’apparaît seulement et virtuellement dans la normalisation de la composition chimique.
     

Basalte, lame mince en LPA

Lame mince de basalte en lumière polarisée analysée (LPA) avec pyroxène, feldspath plagioclase, olivine.

 
 

Bombes volcaniques : Projection de lave en blocs arrondis ou allongés, de taille supérieure aux lapillis. On distingue : bombe en croute de pain, à la surface craquelée; bombe en fuseau, de forme allongée; bombe en bouse, tombée encore molle et s'étant aplatie. (syn. bloc volcanique).

 
Carrière de scories (ou pouzzolanes) du Puy de la Vache, cendres et bombes volcaniques. Puy de Dôme - France - 15 octobre 2000, Hélène Janin.
 
 
Bombe en Fuseau. Photo auteur inconnu.
 
 

Bombe basaltique cassée où l'on voit l'intérieur rempli de péridotite.
Mont-Coupet, Hte Loire, Coll. Y LEMEUR.

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Caldeira : [mot portugais, vient de l'espagnol caldera « chaudron »]. Cratère circulaire ou ovale de volcan géant (plurikilométrique) due à l'explosion puis à l'effondrement de la partie centrale, le réservoir magmatique sous-jacent étant à moitié vide s'effondre par gravité. Terme à ne pas utiliser pour les cratères d'explosion.

Volcan Poas : caldeira active vue du nord. Un dôme de lave est visible en avant et à droite du lac rempli d'acide à 50°C. Costa Rica - Août 1995,
Janine et Gérard Thomas.

Le Danau Toba. Ce lac de caldeira s'est formé lors de l'éruption du Toba il y a 75000 ans. Une éruption ultra-plinienne d'une dizaine de jours, ayant émis plus de 3000 km3 de cendres sur une surface de 30 000 km2. La caldeira ainsi formée s'étend sur une distance de 100x30 Km. Sumatra Nord (Indonésie),

 

Caldeira Cuicocha, Equateur.
Photo Yvan Hohn.

 
 

Cendres volcaniques : Petits fragments de roche effusive, pyroclastique, de taille :

  • < 0.6 mm : cendres fines,

  • 0.6 à < 2 mm : cendres grossières.

Ejecté lors d'éruptions, elles sont constituées soit de fragments de magma pulvérisé, soit de roches arrachées aux parois de la cheminée.

Panache de cendres, Pinatubo juin 1991. Photo : auteur inconnu.
 
Nuage de cendres dans la caldeira ou Pinatubo en août 1991.
Photo par TJ Casadevall, US Geological Survey.

 
 

Cheire : [mot gaulois] Anciennes coulée volcanique de type Aa, typique dans le Massif central français.

 
 

Cheminée : Conduit tubulaire vertical d'un volcan par lequel monte et s'épanchent les produits volcaniques (lave, gaz, vapeurs) qui se comble en fin d'éruption de lave et de brèche de blocs soudés, sous forme de bouchon (culot, diatrème) ou sous forme de piton (neck ou culot).

Le pic Inharan

Le pic Inharan, piton volcanique de 1732 m de haut, domine la ville de Tamanrasset dans le Hoggar. C'est la partie dégagée par l'érosion d'une cheminée de laves de trachytes. Algérie - Décembre 1983, Jacques Janin.

 
Devil's Tower.

Neck de phonolite. Devil's Tower. Wyoming - USA. - Août 1998, Guy Sabattier.

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

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Cinérite : [du latin cinis, cineris « cendre »]. Roche pyroclastique à grain fin < 2 mm, stratifiée, souvent tendre et poreuse, formée par l'accumulation de cendres volcaniques en milieu marin ou lacustre.

Strate de cinérite dans des grès.

Strate de cinérite dans des grès. Noter la faille d'un rejet vertical de 50 cm sur la photo de gauche. Cordillera de la Sal. Atacama. Nord Chili - Juillet 2002, Guy Sabattier.

 
Strate de cinérite dans des grès, détail.
Détail de la précédente.

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

 
 
 

Cône volcanique : Accumulation de projections et coulées volcaniques autour de la bouche d'un volcan.

Le Kilimanjaro
Le Kilimandjaro, un immense cône d'environ 90 km de diamètre, est divisé en 2 sommets distincts : le Kibo ("blanc" en langue chagga), le plus jeune avec ses 5895 m et le Mawenzi ("noir"), 5 148 m. Tanzanie - Juillet 2003, Hélène Janin.
 
Le Pariou
Le Pariou (au premier plan) et le Puy des Goules (au second plan à droite), sont deux cônes de scories de magmas fluides de composition basaltique à trachyandésitique. Puy de Dôme (63) - 2006, Fabienne Serrière.

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

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Cône adventif ou connelet : Petit cône volcanique, qui peut être isolé ou dans un cratère ou sur les pentes d'un cône majeur.

Piton de la Fournaise
Cônelet et coulée de lave, Piton de la Fournaise, éruption de décembre 2003. La Fournaise - décembre 2003, Jean Perrin.
 
Formica Leo
Formica Leo : joli petit cônelet vu du rempart de Bellecombe (3ème caldeira) le sommet du Piton de la Fournaise (2631m) est visible au fond. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas.
 

Sources : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/

 
 

Cône égueulé (ébréché): Une partie du cône ne s'est pas formée, car les projections ont été entraînées par la coulée, au fur et à mesure de sa progression, syn. cratère égueulé.

 
 

Coulée de lave : Épanchement superficiel en forme de langue, de magma dégazé à partir du cratère d'un volcan.

Piton de la Fournaise,
Longue coulée de lave, du Piton de la Fournaise, arrivant dans l'océan. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre.
 
La lave du Piton de la Fournaise.
La lave du Piton de la Fournaise. Les anciennes coulées apparaissant en gris, doivent leur couleur à l'installation de lichens. Réunion - avril 2000, Janine et Gérard Thomas.
 
Coulée de lave du Piton de la Fournaise
Coulée de lave du Piton de la Fournaise, éruption du 5 janvier 2002. Galerie "Volcans du Monde" La Fournaise - 2002, JL Allègre.
 
Large coulée de lave du Kilauéa, Hawaï.
Large coulée de lave du Kilauéa, Hawaï.

Sources :

Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

Volcans du Monde - JL Allègre : http://www.fournaise.info/index.php

 
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Coussins de lave : (Lave en coussins ou en coussinets, pillow lava) Lave basaltique ou andésitique sous marine, qui s'écoule en tubes. Très répandue dans les rifts médio-océaniques, sous forme de boules ayant la forme de coussins ou d'oreillers. Leur croûte a une structure hyaline due au refroidissement très rapide, quant elle présente des bulles blanchâtre (quartz, albite, calcite, chlorite) cette croûte est appelée cortex variolitique, le cœur, lui, est cristallin (microlithique) souvent affecté de cassures rayonnantes. Ces empilements de coussins, parfois sur de grandes épaisseurs, permet d'identifier une formation sous marine.

Remarque : certaines laves, par altération prennent un aspect en boule à ne pas confondre avec les coussins.

 La Replatte de Gontran, au Chenaillet, Montgenèvre.
Les "Pillows Lavas" sont constitués d'un empilement de tubes plutôt que de coussins. A l'intérieur de ces tubes, la lave s'écoulait avant consolidation. La Replatte de Gontran, au Chenaillet (Montgenèvre).
 
FRormation des coussins
La formation des coussins.
 
 
Kīlauea Hawaï - 2 photos de Geology camera
 
 
 

Cratère : Dépression en forme d'entonnoir, plus ou moins évasée, au sommet d'un volcan, formé autour de la cheminé par les déjections, dans le cas des caldeiras formé par affaissement volcano-tectonique.

Poas au Costa-Rica,
Poas au Costa-Rica, altitude 2708 m. Auteur inconnu.
 
Erta Ale en Ethiopie.
Erta Ale en Ethiopie.. Andréa Dell' Agostino.
 
Pinatubo, Luçon, Philippines.
Pinatubo, Luçon, Philippines.

Sources :

Poas : le site Vert Costa Rica, http://www.vert-costa-rica.fr

Esta Ale : http://www.onedayonetravel.com/le-seul-lac-de-lave-permanent-au-monde-le-volcan-erta-ale-en-ethiopie/

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Cratère emboîté : Au cours d'activités volcaniques complexes et étalées dans le temps, un cratère se forme à l'intérieur d'un cratère plus ancien.

Puu de Côme
Puy de Côme, Auvergne.

 
 

Culot (de lave : Colonnes de laves solidifiées dans la cheminée parfois dégagées et misent en relief par l'érosion du cône volcanique ou de la roche encaissante, en forme de piton. voir aussi neck et cheminée.

 
 
 

Cumulo-volcan : Volcan de type explosif à la lave très pâteuse, formé de dômes superposés, dû à l'irruption de laves visqueuses et de téphras provenant d'explosions violentes, il y a peu de coulées mais souvent des nuées ardentes. synonyme : péléen.

Mayon, Philippines.
Nuée ardente sur le cumulo volcan Mayon aux Philippines.

 
 
Cypressoide

Cypressoïde : Voir Surtseyenne.

 
 

Diatrème : Partie supérieure d'une cheminée volcanique comblée par des brèches. Cratère cylindrique d'explosion volcanique comblé par les matériaux de cette explosion, partie superficielle d'un cheminée volcanique remplie de brèches. synonyme : pipe.

 
 
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Event volcanique : Bouche ou sortie secondaire par rapport au cratère principal, par lequel jaillissent des gaz, des eaux chaudes et des laves, voir aussi fumerolle.

Events sur le plateau sud de la Fournaise. (1)

Events sur le plateau sud de la Fournaise. La Fournaise - septembre 2004, Jean Perrin.

 
Events sur le plateau sud de la Fournaise.(2)

Events sur le plateau sud de la Fournaise. La Fournaise - septembre 2004, Jean Perrin.

 
Events et fumerolles sur le volcan Vulcano.

Events et fumerolles sur le volcan Vulcano.  Iles Eoliennes - Italie - mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt.

 
Soufre.

Cristallisations de soufre dans un évent.

 
Volcan Avachinsky

Event avec fumerolle d'hydrogène sulfuré, volcan Avachinsky dans le sud du kraï et péninsule du Kamtchatka, Russie.

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Eruption

Eruption volcanique :  : émission de matière, lave, téphras et gaz par un volcan.

Types d'éruptions

 
 
Eruption spectaculaire de l'Etna 7-12-2015

Crédit photos Marco Destivo / Demotix

 

Le cumulus flammagenitus, selon la nomenclature internationale des nuages, plus communément appelé pyrocumulonimbus, est un nuage qui se forme au-dessus d'un source de chaleur intense dans certaines conditions d'humidité de l'air. Comme dans les cumulonimbus classiques les mouvements verticaux sont très violents, les particules contenues dans le nuage s'entrechoquent parfois à plus de 130 km/h à cause du brassage vertical qu'exerce le nuage. Ces nombreuses collisions électrisent le nuage.

Ce brassage arrache des électrons (charges négatives) aux différents éléments présents dans le nuage. Grâce aux frottements, il génère des charges électriques. En règle générale, les charges positives s’accumulent au sommet des nuages et les charges négatives se retrouvent dans la partie inférieure. Parfois une poche de charges positives se crée à la base du nuage. Les différences de potentiel électrique entre le magma et le nuage déclenchent des arcs électriques, éclairs.

 
 
 
 

Fontaine de lave : Jet de gaz projetant une colonne de lave fluide par l'évent d'un volcan.

Fontaine en dôme, Maune Ulu

Fontaine en dôme, Maune Ulu, Hawaï. Inconnu

 
Fontaine de lave en plumet,  Pu'u Kahaualea

Fontaine de lave en plumet, hauteur 10 m, Pu'u Kahaualea, Hawaï. Inconnu

 
Fontaine de lave,  au piton de la Fournaise

Fontaine de lave en haut da plaine des Osmondes, au piton de la Fournaise, ile de la Réunion le 27 décembre 2005. Piton de la Fournaise - décembre 2005, Laurent Perrier.

 
 

Fumerolle : (de l'italien "fumaruolo"] Émission de vapeurs et de gaz. (l'orthographe fumerole est aussi utilisée)

  • T< 100 °C : fumerolles froides (mofettes) liées aux sources thermales, riches en H2O er CO2

  • T= 100° à 300 °C 90% de H2O, et autres composants très variés, H2S donnant des soufrières, H2BO3 acide Borique parfois exploitable, CO2, CH4, gaz rares (He, A).

  • T= 300° à 500°C fumerolles acides, plus riches en H2O, avec H2, SO2, H2S, CO2, HCl.

  • T= 500° à 1 000°C fumerolles sèches ou anhydres (H2O< 10%) riches en H2, SO2, F et composés (HF, SiF4), Cl et composés (HCl, NaCl, FeCl2 qui colore les gaz en orange).

Fumerolle et soufre

Fumerolle d'hydrogène sulfuré, volcan non identifié.

 
Avachinsky.

Event avec fumerolle d'hydrogène sulfuré, volcan Avachinsky dans le sud du kraï et péninsule du Kamtchatka, Russie.

 
Volcan Galera, Colombie.

Fumerolles du volcan Galera en Colombie.

 
 

Fumeurs : Ce sont des évents hydrothermaux situés à proximité des dorsales océaniques.

  • Un fumeur noir émet de l'eau sulfureuse (sulfure métallique) à très haute température (350 °C).

  • Un fumeur blanc émet de l'eau contenant du baryum et du sulfate de calcium à des températures de 150 à 270 °C.

  • Un fumeur transparent présente 20 % de salinité mais ne contient pas de particules.

Les fumeurs, et en particulier les fumeurs noirs, représentent de véritables oasis de vies au fond des océans. Des organismes se sont adaptés pour exploiter la chaleur et le soufre émis par ces sources hydrothermales.

Fumeur blanc.

Fumeur blanc.

 

Fumeur noir

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Geyser : [mot islandais "jaillisseur"] Source de vapeur d'eau chauffée au contact du magma, à jaillissement intermittent suivant la pression de vapeur d'eau en profondeur avec dépôt périphérique principalement formé de silice (geysérite).

Geysir au nord-est de Reykjavik

Le site géothermique de Geysir au nord-est de Reykjavik avec ses geysers et ses bassins d'eau chaude. Islande - Mai 2002, Gilda Putinier.

Geysers du Tatio

Geysers du Tatio, altitude 4300 m. Les eaux sont riches en carbonate de calcium qui forme le cône. L'eau gèle autour du geyser. Chili (Nord Atacama). Juillet 2002, Guy Sabattier.

 

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

 
 
Geyser et source d'eau chaude

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Sans les quatre conditions suivantes il n'y aurait pas de geyser :

  • une quantité importante d'eaux souterraine

  • une source de chaleur

  • des poches intermédiaires le long de la colonne d'eau

  • un venturi (rétrécissement de la colonne) près de la surface

Si les deux première conditions sont réunies sans les deux dernières, on aura alors une source d'eau chaude.

Cycle d'un geyser 

Attention proportions non respectées.

Le cycle des geysers :

  • 1-Une importante source de chaleur, flux thermique, chauffe, à une température de l’ordre de 250° C, une importante quantité d'eaux souterraines.

  • 2-En raison de la pression élevée dans la colonne d'eau (voir le diagramme de phase de l'eau sur la page structure de la matière) cette eau ne bout pas. L'eau chaude moins dense remonte vers la surface.

  • 3-A 128° C (point d'ébullition) elle se vaporise provoquant une brutale augmentation de volume qui forme un dôme à la surface.

  • 4-Elle expulse alors la colonne d'eau.

  • 5-A la fin de l'éruption le niveau de l'eau dans la colonne a baissé, et le cycle reprend.

Formation du dôme

Formation du dôme, éruption, retrait.

Crédit photo : Antony Van Eeten

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Geysérite : Roche déposée autour de l'évent d'un geyser, souvent de forme peu cohérente et stalactiforme, composée surtout de silice, et d'un peu d'alumine.

Lone star, Yellowstone.

Cone du geyser "Lone star", Yellowstone, USA.

 
 

Gîte épithermal : Gîte minéralisé en liaison avec un volcanisme aérien.

 
 

Guyot : [du nom du géographe A. Guyot] Relief  volcanique sous-marin (1000 à 2000 m de profondeur) au sommet aplati, donnant l'impression d'être tronqué, diamètre à la base 1 à 100 km, hauteur au-dessus du fond océanique entre 0,1 et 1 km. On considère que ces reliefs ont été érodés à l'air libre à leur sommet, puis qu'ils se sont progressivement enfoncés en étant transportés par la croûte océanique subissant une subsidence lorsqu'elle s'éloigne de la dorsale.

Guyot

La formation d'un Guyot.

 
 

Ignimbrite : [du latin "ignis" feu et "imbris" pluie] Pyroclastite formée par l'agglomération de gouttelette de lave acide (rhyolites, dacites) soudées à chaud et cimentées ayant l'aspect de ponces ou de lave fluidale, voir tuf. Produits d'éruptions explosives catastrophiques (nuée ardente).

Ignimbrite, Ombrie, Italie

Ignimbrite, Ombrie, Italie.

Photo: J. Alcan.

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Lac de caldeira : Cratère d'effondrement volcanique inondé, occupé par un lac souvent de forme irrégulière.

Caldeira Segara Anak, Indonésie.

Caldeira Segara Anak, Indonésie.

Thorsten Peters

 
 

Lacs volcaniques :

  • Présence d'eau dans un cratère ou un maar, lac de cratère.

  • En présence d'acide sulfurique (SO2 et eau), il s'agit d'un lac acide.

  • Lac de lave en fusion (lave fluide basaltique).

  • Lac formé par un barrage dû à des coulées volcaniques, lac de barrage volcanique.

 
 

Lahar : [mot javanais] Coulée boueuse, formée de cendres volcaniques, d'argiles et d'autres matériaux imbibés d'eau. Le glissement peut se produire après des pluies, la fusion d'un glacier, la vidange d'un lac volcanique ou la fonte de la neige sommitale. La vitesse de la coulée de matériaux volcanique mal consolidé peut atteindre 100 km/h. Provoque souvent plus de dégâts que les éruptions.

Lahar, Mont St Helens.

Lahar de l’éruption du Mont St Helens de 1982.

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Lapilli : [du latin "lapillus" diminutif de "lapis" pierre] Solide volcanique projeté (pyroclastite), de petite taille (2 à 30 mm ou 2 à 64 mm selon la classe granulométrique retenue) vacuolaire ou non. Leur accumulation en couche meubles est appelée lapilli ou pouzzolane.

Lappili, Etna, Italie

Lappili, Etna, Italie.

 
 

Lave : [de l'italien lava et du latin labes « lave »]. Magma émis en fusion (T = 700°C à 1 200°C) par les volcans, refroidi rapidement en surface au contact de l'eau ou de l'air.

  • laves lisses ou pahoehoe (voir ce mot).

  • laves cordées à surface montrant des bourrelets cannelés superposés et entrecroisés, en mince croûte superficielle plastique (molle) lentement déformée par des coulées sous-jacente de lave fluide.

  • laves prismées (souvent basaltiques) en colonnades prismatiques formant des orgues ou des chaussées ce débit en prisme est attribué à des fissures de retrait lors du refroidissement.

  • cheires ou aa (voir ces mots)

  • laves en bloc au bord des coulées.

  • laves en coussin, voir coussins.

  • laves de forte viscosité formant des dômes ou des aiguilles ou des accumulations de fragments projetés.

Lave lisse 

Illustration parfaite de lave lisse "pahoehoe" qui se "corde et se drape" en refroidissant. Piton de la Fournaise août 2004. La Fournaise - août 2004, Jean Perrin.

 
Pahoehoe refroidi

Pahoehoe refroidi avec cordes et draperies, Hawaï, Leight Hilbert, 2010.

 
Lave cordée

Lave cordée, Hawaï. Leight Hilbert - 2010.

 

Lave cordée, Hawaï. Leight Hilbert - 2010.

 
Lave en feuilles

Lave en "feuilles", produite par la Fournaise le 26 septembre 2004. La Fournaise - septembre 2004, Jean Perrin.

Sources : Banque nationale e photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

Centre de Documentation et de Diffusion sur le Volcanisme CDDV : http://www.cddv.net/

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Maar : [mot allemand de l'Eifel] Lac volcanique au fond d'un cratère d'explosion, de forme circulaire ou ovale de quelques dizaines ou centaines de mètres le bords est composé de projections provenant de l'explosion.

 
Maar Ukinrek, Alaska, USA
 
 
 
Mesa 

 Mesa : [mot espagnol : table, se prononce : méssa] Relief tabulaire (à sommet plat) dans le cadre du volcanisme il est constitué par une ancienne coulée volcanique, de roche résistante laissée en relief par l'érosion. Ne pas confondre avec les mesas de type gréseux constitués de dépôts sédimentaires.

 
 

Mofette : n.fém. Émanations de gaz à des températures peu élevées, gaz carbonique principalement.

 
 

Nappe basaltique : Grandes coulées de basalte liquide couvrant de larges surfaces, voir trapp.

 
 

Neck : [de l'anglais «cou»]. Masse de roches magmatiques le plus souvent bréchiques de forme souvent conique ou cylindrique de quelques dizaine à quelques centaines de mètres recoupant la roche encaissante. Dues au remplissage d'une cheminée et laissé en relief par l'érosion du cône. voir aussi: cheminée et diatrème.

 
 

Nuée ardente : Grand volume de gaz brûlants, 800°, à très forte pression transportant, à la suite d'une très forte explosion, des masses considérables de débris de lave, cendres à blocs, et se déplaçant à une vitesse supérieure à 100km/h. Les roches magmatiques déposées sont des ignimbrites qui peuvent en quelques minutes ou quelques heures couvrir des surfaces de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de km².

  • Les nuées descendantes sont dues à une explosion au pied d'un dôme ou d'une aiguille de lave visqueuse obstruant la cheminée volcanique.

  • Les nuées retombantes sont projetées par l'explosion à 2 000 ou 3 000 m de hauteur, mais du fait de leur densité retombent aussitôt et s'écoulent en avalanches sur les pentes.

  • Les nuées débordantes franchissent le bord d'un cratère ou s'échappent d'une fissure, sous forme de suspension bouillonnante.

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Obsidienne 

Obsidienne : [de Obsius, personnage de la Rome antique qui l'aurait découvert le premier en Éthiopie] roche volcanique vitreuse et riche en silice, noire, grise, vert foncé, rouge brun sombre ou noire, elle est issue d'une lave acide (type rhyolite) contenant très peu d'eau.

La chaleur élevée permet à des molécules de quelques atomes de réagir entre elles et former des molécules de masse molaire importante, polymérisation, permettant la vitrification de masses importantes. L'obsidienne est un verre naturel.

Les obsidiennes floconneuses, contiennent des orbicules de recristallisation.

Les obsidiennes à strates colorées contiennent des micro-cristaux de feldspaths ou micas qui donnent des bandes de couleurs vert, bleu, violet, orange etc., ces bandes de couleurs ressortent au polissage en cabochon ou dôme.

Les obsidiennes dorées ou argentée contiennent des micro-bulles d'eau ou de gaz.

Obsidiennes

Obsidiennes.

 
 

Orgues basaltiques : Voir prisme basaltique.

 
 

Pahoehoe : Lave fluide à surface lisse, basaltique, d'aspect cordé, qui se forme lorsque la vitesse de coulée est suffisante (>10 km/h et <75km/h), la pente assez forte (>4 °); lorsque la coulée se ralentit et se refroidit, ou se dégaze, on passe au type Aa scoriacé.

 Illustrations voir lave.

 
 

Pipe : [de l'anglais « tuyau »] Cheminée cylindrique verticale remplie de roches magmatiques effusives.

 
 

Planèze : [mot auvergnat qui dérive de l’occitan "planesa" - petite plaine, plaine agréable] Ancienne coulée ou nappe volcanique disséquée par l'érosion.

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Point chaud : Région volcanique ponctuelle et hypothétique, correspondant à une colonne ascendante de magma (panache, plume) profonde. (entre 650 et 2800 km)

Ces points chaud serait d'une durée très longue plusieurs dizaines de millions d'années et statique mettant ainsi en évidence le déplacement des plaques tectoniques par l'alignement de volcans à la verticale de ces points chauds.

Point Chaud

La mécanique des points chauds

 
 

Ponce : [du latin "pumex"] Roche magmatique provenant de lave visqueuse, vitreuses, projeté lors d'explosion, pyroclastes  poreuses, densité <1. C'est la brusque chute de pression due au dégazage qui provoque les bulles.

 
 

Prisme basaltique, Colonne de basalte, Orgue volcanique : Débit en prisme de certaines laves, en particulier les basaltes et considéré comme dû à des fissures de retrait lors du refroidissement. Colonnade prismatique, en champ, à sections pentagonal ou hexagonale, formé perpendiculairement à la surface ou à la base de la coulée.

La Chaussée des Géants est la plus spectaculaire d'une série de formations géologiques similaires, situées tout le long de la côte Nord de l'Antrim. Elles sont nées lors d'une gigantesque éruption volcanique, qui s'est produite il y a 60 millions d'années et a affecté le Nord-est de l'Irlande, mais aussi l'Ouest de l'Écosse. On retrouve des formations de ce type aux grottes de Fingal, sur l'île de Staffa, les îles Féroé, l'Islande et le Groenland. Des fissures dans le manteau de craie qui couvrait la région ont laissé échapper des coulées de lave, qui ont durci sous forme de couches de basalte. En se refroidissant, la lave s'est contractée et craquelée, formant des masses de colonnes jointives. La plupart sont de forme hexagonale, mais certaines ont quatre, cinq, sept, huit et parfois neuf côtés.

Chaussée des géants

La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez.

 
Chaussée des géants

La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez.

 
Chaussée des géants

La Chaussée des Géants. Côte nord de l'Antrim, Irlande du Nord, Août 2004, Alain Ramirez.

 
Orgues, Swartifoss, Islande

"Tuyaux d'orgue" basaltique, Svartifoss, Islande. Inconnu.

 
Coulée erodée par le fleuve Skjálfandafljót en Islande.

Une ancienne coulée érodée par le fleuve Skjálfandafljót en Islande.

 
Prismes de lave dans les gorges d'Alcantara.

Prismes de lave dans les gorges d'Alcantara. Ils appartiennent à une coulée du Monte Mojo (petit cône au nord de l'Etna) qui serait âgée de 8000 ans. Sicile, Italie, Mai 2002, Jean-Sébastien Schmidt.

Source : Banque nationale de photos en SVT : http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/biologie/photossql/photos.php

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Pyroclastique : [du grec "puros" : feu, et "klastos" : brisé] S'applique au roches magmatiques éjectées par les volcans et dont l'accumulations donne les pyroclastites, cendres, ignimbrites, lapillis, tufs.

 
 
Rhyolite

Rhyolite : roche effusive (volcanique), généralement leucocrate, sauf sous la forme d’obsidienne où elle est généralement noire, dont la teneur en SiO2 est supérieure à 71 % pds et où la teneur en alcalin (Na2O + K2O) peut être très variable. Cette roche est aussi caractérisée par une faible teneur en fer et en magnésium. C’est la roche la plus riche en silice que l’on rencontre sur Terre.

 

Trapps du Deccan, Inde

 
 
Roches volcaniques 

Pour classer les roches volcaniques ou effusives (structure microlithique) on peut utiliser le même principe que celui des roches magmatiques de profondeur(dites plutoniques) basé sur la présence ou non de certains minéraux majeurs qui reflète le chimisme de la roche (saturation en silice, alcalinité…). Mais contrairement à ces dernières la rapidité du refroidissement ne permet souvent que de cristalliser de petits cristaux, invisibles à l'œil nu, voire seulement du verre volcanique. C'est la mésostase. La mésostase est souvent accompagnée de phénocristaux, mais ceux-ci ne représentent qu'une petite partie de la roche. Pour déterminer précisément la roche il faut faire appel à une analyse chimique (on expliquera tout de même ultérieurement comment approcher du type de roche en regardant les phénocristaux lorsqu’ils sont visibles). La roche sera placée ensuite dans son champ pétrographique grâce au calcul de la norme. En effet la classification des roches magmatiques étant basée sur la présence et l'exclusion des minéraux majeurs, il faut reconstituer la minéralogie de la roche comme si elle avait entièrement cristallisée. Par exemple si nous prenons un basalte tholéitique, qui fait partie des roches sursaturées en silice, nous ne retrouverons jamais des phénocristaux de quartz dans la roche car la silice a tendance à rester dans la mésostase, c'est seulement avec le calcul de la norme qui fait apparaître des minéraux virtuels que nous pouvons correctement déterminer la roche.

Les principaux minéraux rencontrés dans les roches volcaniques et qui servent à établir la classification sont les suivants:

  • quartz (SiO2);

  • feldspaths alcalins, orthose principalement: (Si3Al)08 K

  • plagioclases compris entre le pole albite (sodique) : (Si3Al)08 Na et le pole anorthite calcique:(Si2Al2)08 Ca

    • pour les plagioclases, An<50 signifie que la roche est plus sodique que calcique (c’est-à-dire est que les plagioclases contenus dans la roche ont une composition plus proche de l'albite),

    • An>50 l'inverse (c’est-à-dire une composition plus proche du pôle calcique, l'anorthite);

  • feldspathoïdes (roches sous-saturées);

  • olivines, pyroxènes et amphiboles constituent les minéraux ferro-magnésiens qui apportent leur couleur sombre à la roche.

L'on distingue 3 grands champs majeurs, qui ont pour origine le degré de saturation en silice de la roche. Ainsi une roche sera dite sur-saturée en silice si elle exprime du quartz(sous forme de phénocristaux comme dans la rhyolite ou seulement sous forme virtuelle ou normative comme dans les basaltes tholeitiques). Une roche sera dite sous-saturée si elle contient des feldspathoïdes minéraux extrêmement déficitaires en silice. Entre les deux se situent les roches dites saturées qui ne contiendront ni quartz ni feldspathoides (dans la limite d'une tolérance de 10 %) mais seulement des feldspaths minéraux beaucoup moins déficitaires en silice que les feldspathoïdes.

Aucune roche ne peut contenir à la fois des feldspathoïdes et du quartz, car il réagirait pour donner des feldspaths, c'est ce qui fait l'efficacité de cette classification grâce à l'exclusion mutuelle de ces deux minéraux.

Il ne faut pas non plus confondre saturation en silice et teneur en silice. Ainsi une roche à 60 % de silice (taux moyen pour une roche) pourra faire partie des trois catégories de roches énumérées. En effet, le terme de saturation exprime la richesse en silice par rapport aux alcalins et non sa teneur absolue. Une roche très riche en alcalins pourra ne pas exprimer de quartz (donc ne pas être sur-saturée)tout en ayant beaucoup de silice, par contre si la roche est très pauvre en alcalins le quartz pourra apparaitre dès de faibles taux en silice.

Ces trois champs énumérés sont ensuite recoupés en fonction de leur degré de différenciation qui est parallèle à la teneur en ferro-magnésiens. Ceci sera détaillé dans le chapitre consacré aux séries volcaniques.
La classification des roches à structure vitreuse ou cryptocristalline ne peut se faire qu'à partir de l'étude de leur composition chimique.

Avec quartz et feldspaths.

Avec feldspaths, sans quartz ni feldspathoïdes.

Avec feldspaths et feldspathoïdes.

Avec feldspathoïdes, sans feldspath.

Feldspaths alcalins seuls ou dominants.

Rhyolite

Trachyte

Phonolite

 

Néphélinite(avec néphéline)

  

Leucitite (avec leucite)

 

Feldspaths alcalins et plagioclases.

Rhyolite latitique

Rhyodacite

Latite

Trachyandésite

Téphrite (sans olivine)

 

 

 

 

Basanite (sans olivine)

Plagioclases seuls(An<50).

Dacite

Andésite

Plagioclases seuls(An>50).

Basalte tholéïtique

Basalte

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Picrite

 
Roches volcaniques tableau de répartition.

 

Source : Wikipedia

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Scorie 

Scories : [du grec "skôria" : écume de fer] Fragments de lave vacuolaire de faible densité, généralement basaltique ou andésitique, surface irrégulièrement poreuse, hérissée d'arrêtes et de pointes. Elles se trouvent dans les projections volcaniques et sur les coulées à surface craquelée.

Scorie 

Scorie

 
 
Solfatare

Solfatare : [de l'italien "solfo" : soufre] Fumerolle sulfureuse qui donne des dépôts de soufre par réaction avec l'oxygène de l'air, voir évent, fumerole.

Solfatare près de Pouzol, Naples, Italie

Solfatare  situé à proximité de la ville de Pouzzoles, à l'ouest de Naples.

 
 

Stratovolcan : Volcan composite et complexe en cône constitué par l'alternance plus ou moins régulière de couches de lave et de couches pyroclastiques cendres ou lapillis.

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Surtseyenne

Surtseyenne : [de Surtsey ile volcanique d'Islande]  Type d'éruption volcanique caractérisé par l'émission d'une lave à fleur d'eau lorsque le volcan est une ile maritime ou lacustre de faible altitude. Le contact de l'eau et de la lave engendre un choc thermique qui provoque la vaporisation de l'eau et la fragmentation de la lave au cours d'explosions qualifiées de « cypressoïdes » pour la ressemblance des panaches volcaniques avec des cyprès.

Hunga Ha'apai, à droite - à gauche, le panache cypressoïde noir de l'éruption sous-marine.

Hunga Ha'apai, à droite - à gauche, le panache cypressoïde noir de l'éruption sous-marine.

 
 
 

Tephra : [mot grec, signifie : cendres] Matériaux solides ou liquides projetés ou éjectés lors d'éruptions parfois violentes (laves, cendres, lapillis et bombes).

 
 

Trapp : [du suédois "trappar" : escalier] Empilements réguliers et stratoïdes (horizontaux), épais (5 à 15 m parfois 100m) et étendu (plusieurs milliers de km² pour une épaisseur totale de plusieurs milliers de mètres, de lave fluide, formé par des coulées relativement minces de laves basaltiques toléiitiques, alternant ou formant des doublets avec des couches de scories, qui évoque après érosion des gradins, des plateaux étagés en marche d'escalier.

Trapps du Decan, Inde

Trapps du Deccan, Inde

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TUF 

Tuf volcanique : Roche tendre d'origine pyroclastique, indurée à partir de téphras et lapillis dominants, formée par accumulation de projections volcaniques de fragments millimétriques, avec, parfois, des blocs et des cendres, et consolidée dans l’eau. Les tufs volcaniques se montrent en niveaux généralement bien stratifiés, dans lesquels on peut observer deux types de granoclassement :

  • granoclassement vertical : la base des bancs est plus grossière que le sommet (ce dernier étant plus riche en cendres ;

  • granoclassement horizontal : les tufs sont de plus en plus fins lorsque l’éloignement du cratère émissif augmente.

Les tufs volcaniques alternent avec des niveaux à blocs et des lits de cendres, ainsi que, selon les lieux de dépôts, avec des horizons pédologiques, ou des couches sédimentaires marines ou lacustres.

Divers Tufs

TTufs d'origines diverses

Collection Y et C Lemeur

 

 
 

Tunnel de lave, tube de lave :  Relief en creux, voûte dû à la solidification de la lave au pourtour intérieur d'une coulée de basalte. Un tunnel se forme dans des coulées de lave fluide de type pahoehoe, sous la surface qui se refroidit ou par écoulement sous une croûte déjà solidifiée.

Tunnel, Piton des Neiges, Réunion

Tunnel de lave au Piton des Neiges, Réunion.

 

Tunnel de lave, la Fournaise, Réunion.

 
 

Volcan hawaïen : Grand volcan formé de laves très fluides accumulées sous forme de bouclier ou de cône ouvert aux flancs en faible pente.

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Sources 

 

BAULIG, H. 1956 Vocabulaire franco-anglo-allemand de géomorphologie, Publ. Fac. des Lettres de Strasbourg, fasc. 130.

BROCHU, M. et MICHEL, J.-P. 1994 Dictionnaire de géomorphologie à caractère dimensionnel, édit. ESKA, Guérin Universitaire, Montréal.

COLLECTIF, 1998 Dictionnaire des Sciences de la Terre: continents, océans, atmosphère, Albin Michel et Enc. Universalis, Paris.

CONSEIL INTERNATIONAL DE LA LANGUE FRANÇAISE 1979 Vocabulaire de la géomorphologie; index allemand et anglais, Hachette, Paris.

FOUCAULT, A. et RAOULT, J.-F. 1984 Dictionnaire de géologie, Guides géologiques régionaux, Masson 2e édit., Paris.

GENEST, C.G. 2000 Dictionnaire de géomorphologie, Société de Géographie de la Mauricie Inc. Éditeur, Trois-Rivières, Canada.

JOLY, F. 1997 Glossaire de géomorphologie: base de données sémiologiques pour la cartographie, Masson/Armand Colin, Paris.

MICHEL, J.P. et FAIRBRIDGE, R.W. 1980 Dictionnaire des sciences de la Terre, Anglais-Français, Français-Anglais, Masson Publishing USA.

GEOWIKI  : http://www.geowiki.fr
WIKIPEDIA : https://fr.wikipedia.org/

 
 
 
 
 
 
 
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MàJ: jeudi 29 septembre 2016 11:15